Serge Wilmes à la COP17 sur la biodiversité à Erevan, en Arménie

Le ministre de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité, Serge Wilmes, a participé les 26 et 27 octobre 2026 à la 17ᵉ Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (COP17), organisée à Erevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre 2026, rassemblant 13 486 délégués de 186 nations.

Lors de son intervention en séance plénière, le ministre de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité, Serge Wilmes, a souligné que la protection de la biodiversité constitue une condition indispensable à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à la préservation des ressources en eau et à la résilience face aux changements climatiques.

Le ministre a également rappelé l'importance de renforcer les mécanismes de financement de la biodiversité, tant au niveau national qu'international. Dans ce contexte, le Luxembourg finalise actuellement son premier Plan national de financement de la biodiversité, qui comprend notamment un inventaire des subventions nuisibles à la biodiversité, conformément à l'objectif 18 du Cadre mondial.

Au niveau international, le Luxembourg continue de promouvoir une approche intégrée des enjeux climatiques, de biodiversité et de développement durable à travers son approche Climate Nexus, inscrite dans sa nouvelle stratégie de financement climatique international 2026-2030.

Dans ce cadre, le ministre a mis en avant plusieurs initiatives soutenues par le Luxembourg, notamment Rio Changemakers, une plateforme innovante basée sur l'intelligence artificielle destinée à mobiliser davantage de capitaux vers des projets générant simultanément des bénéfices pour le climat, la biodiversité et les communautés locales. Il a également souligné le rôle de la Tropical Forest Forever Facility (TFFF), un mécanisme de financement innovant visant à créer des incitations économiques durables en faveur de la protection des forêts tropicales. Le Luxembourg accueillera la branche financière de cette initiative, le Fonds d'investissement pour les forêts tropicales (TFIF) et contribuera à son développement à hauteur de 50 millions d'euros entre 2026 et 2030.

Finalement le ministre a aussi annoncé que le Luxembourg est prêt à contribuer en 2026 un montant total de deux millions d'euros au Fonds Climat et au Fonds Nature du Programme des Nations Unies pour l'environnement.

Serge Wilmes a également tenu plusieurs réunions bilatérales avec des représentants d'organisations internationales, notamment avec Mme Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et Mme Grethel Aguilar, directrice générale de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), afin d'échanger sur les priorités de la COP17 et le renforcement de la coopération internationale en faveur de la biodiversité.

Le Luxembourg a par ailleurs partagé son expérience dans le cadre de l'examen volontaire international de sa stratégie nationale pour la biodiversité (Voluntary Peer Review), dont il figure parmi les premiers pays à avoir mené le processus complet.

"La première revue mondiale nous montre clairement que nous ne pouvons plus nous contenter du statu quo. Le cadre mondial est en place, la science est sans équivoque et les solutions existent. Nous devons désormais accélérer la mise en oeuvre, mobiliser davantage de financements et intégrer la biodiversité dans toutes les politiques publiques. Le Luxembourg continuera à assumer pleinement sa part de responsabilité, convaincu que la protection de la nature est indissociable de l'action climatique, de la prospérité économique et du bien-être des générations futures." Serge Wilmes, ministre de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité

La COP17 s'est tenue à un moment charnière pour la mise en oeuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (KMGBF), adopté en 2022. Au coeur des discussions figuraient la première revue mondiale de sa mise en oeuvre, destinée à évaluer les progrès accomplis par les Parties dans la réalisation des 23 cibles du cadre mondial à l'horizon 2030, l'adoption du fonctionnement du nouvel organe subsidiaire permanent consacré aux peuples autochtones ainsi que la régulation et le fonctionnement du Fonds Cali. Après une dernière séance marathon de négociations de plus de 22 heures, un accord a été trouvé tôt le matin du 31.10.2026. Pour le Luxembourg, la revue mondiale constitue un outil essentiel pour identifier les écarts persistants et orienter les actions futures. Les enseignements tirés de cet exercice contribueront directement à la révision à mi-parcours du troisième Plan national concernant la protection de la nature (PNPN3), actuellement en cours.

Si la revue mondiale met en évidence des progrès substantiels dans l'élaboration des cibles et des stratégies nationales, elle confirme également que le monde n'est pas sur la bonne trajectoire pour atteindre les objectifs fixés à l'horizon 2030. Les moyens de mise en oeuvre, en particulier le financement, ont été identifiés comme l'un des principaux enjeux. Dans ce contexte, la mobilisation des ressources financières s'est imposée comme l'un des sujets les plus déterminants.

Les Parties ont par ailleurs travaillé à définir le fonctionnement du nouvel organe subsidiaire permanent consacré aux peuples autochtones et aux communautés locales, afin de garantir leur participation effective aux travaux de la Convention.

De plus les négociations ont porté sur le renforcement des synergies entre biodiversité et climat. Ce volet comprend les lignes directrices volontaires pour les solutions fondées sur la nature ainsi qu'une feuille de route visant à renforcer la coopération entre les trois conventions de Rio.

Communiqué par le ministère de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité

Membre du gouvernement

WILMES Serge

Date de l'événement

26.10.2026 - 27.10.2026